Les conséquences d’un retour précoce

Une personne qui retourne à ses activités avant de s’être complètement remise de sa commotion est trois à cinq fois plus à risque d’en subir une autre puisque ses capacités physiques, visuelles et cognitives sont au ralenti. Si on subit une nouvelle commotion avant de s’être remis de la précédente, il pourrait y avoir des séquelles importantes, une récupération plus longue et, dans certains cas, des déficits neurologiques permanents. Ceci est d’autant plus vrai chez les jeunes et les adolescents qui sont plus à risque. Même si une commotion provoque des changements permanents au cerveau, il y aura moins de conséquences à long terme si de bonnes stratégies de repos, de gestion et de soins sont mises en place.

Les commotions ont un effet cumulatif: chaque nouvelle commotion endommage un peu plus le tissu cérébral. Avec le temps, le cerveau d’une personne ayant subi plusieurs blessures cérébrales non seulement vieillit de façon accélérée, mais présenterait aussi des signes de maladies dégénératives ressemblant à ceux que l’on retrouve chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Plusieurs symptômes semblent être liés à ce phénomène dégénératif qu’on nomme encéphalopathie chronique, tels que les sautes d’humeur, l’anxiété, les troubles d’organisation et de gestion, les troubles de la mémoire et de l’attention, en plus des maux de tête et étourdissements.